Avec la loi dite "Internet et création", dite HADOPI, nos ministres sont de
dignes de Georges Orwell qui avait imaginé un système politique dans lequel le
pouvoir se projetait dans un anti-thèse "La guerre c’est la paix - La liberté,
c’est l’esclavage - L’ignorance, c’est la force".
Il n'y a pas de quoi rougir de la comparaison. Ce texte de loi n'est tout
simplement pas ce qu'il prétend être mais son exact opposé - tout comme Orwell
l'avait imaginé.
Cette loi affirme soutenir la création - hors elle ne
prévoit nullement de soutien à la création, pas de financement, ni aucun autre
forme de soutien. Tout ce qu'elle érige, c'est une rustine pour faire peur aux
internautes et les rediriger vers les distributeurs autorisés, deezer, itunes,
l'abonnement ou si ils ont les moyens vers un supermarché de la musique.
Elle prétend parlé de Internet, qui pour moi est encore un
espace de liberté. Mais elle parle davantage des moyens à mettre en place pour
rendre internet en France un peu plus comme celui en Chine où "The great Fire
wall China" (le grand pare feu de Chine) permet à leur gouvernement de purement
et simplement filtrer, supprimer des contenus et poursuivre leurs
dissidents.

L'Hadopi, c'est un filtre d'état qui ne dit pas son nom. Pour l'instant, ce
pouvoir de pistage des internautes sera remis dans les mains d'entreprises
privés, qui n'aurait qu'à dénoncer les méchants pirates qui ont osé télécharger
ou pire partager le dernier album d'un de leur artiste. L'artiste
tellement heureux d'être distribué accepte avec joie la part des 8% de ses
ventes qui lui reviennent.
C'est d'autant plus évident lorsque nos droits sont réaffirmés au parlement
Européen.
L'amendement 138, adopté à 88 % par le parlement Européen, prévoyait
qu'"aucune restriction aux droits et libertés fondamentales des utilisateurs
finaux ne doit être prise sans décision préalable de l'autorité
judiciaire".
Pour cet amendement, dit amendement Bono du nom de son auteur, c'est notre
gouvernement en la personne de notre président qui en a demandé le retrait qui
pourrait perturber la mise en place de la loi. Finalement la commission va
affirmer son indépendance en disant non, Mais par la suite le conseil des
ministres de l'Union va le supprimer en catimini sans autre forme de
procès.
Est ce que nous souhaitons laisser ce genre de police se mettre en place en
France ? L'Hadopi est un instrument du pouvoir exécutif. Il est capable
d'identifier des usagers d'internet, également appelé internaute, par leur
simple empreinte numérique. Et ensuite il est capable de sanctionner, pour
l'instant par une coupure de ligne internet - c'est à dire privé la personne de
son droit d'expression. Et demain ?
Ce pouvoir n'est pas séparé du pouvoir exécutif, au profit du pouvoir
judiciaire comme la logique de la démocratie et de la séparation des pouvoirs l'exigerait mais il est
confié à des intérêts privés, donc particuliers contre les millions
d'internaute.
Notre gouvernement souhaite tant s'octroyer ce pouvoir, pour s'en
convaincre, il suffit de suivre les annonces des ministères (de l'intérieur à
l'éducation) et de l'Élysée.
Ils embauchent des manipulateurs d'opinion publique (à l'Èlysée, au ministère de l'éducation nationale), exactement comme le
fait le gouvernement chinois avec le partie des des cinq mao en Chine.
Ce gouvernement me fait peur.
Je ne suis pas le
seul à le
penser. (Un autre lien encore). D'ailleurs l'HADOPI ne fait pas l'unanimité au sein de l'Europe. D'autres avis sont
également intéressants :
Mais si les français sont persuadés que nous vivons dans le meilleur des mondes et que notre gouvernement veille sur
les internautes et les détenteurs des droits alors pourquoi s'en faire.
Le gouvernement et les personnes dont il défend les intérêts persistent dans
leur bourrage de crâne. Sans laisser de place au débat ou même à
la contradiction, comme le montre l'absence au dernier colloque/débat sur le
thème de cette loi de ces détracteurs qui n'étaient tout simplement pas
invités : ni Xavier Niel, PDG de Free, le FAI trouble fête, ni la quadrature du net, ni non
plus l'UFC-QueChoisir.
Il y a t il de la place pour un peu
d'espoir ? Le premier pas serait d'adopté des principes qui
garantiraient nos libertés comme Le Pacte pour Les Libertés Numériques.
J'espère que ce message sera lu pour deux bonne raison:
- j'ai passé du temps à rédiger ce présent article :p
- J'ai peur des implications de ce que nos dirigeants préparent comme
l'illustre cette citation déjà célèbre et vieille de 13 ans :
Je suis tout le temps soucieux au sujet de mon enfant et d'Internet, bien
qu'elle soit encore trop jeune pour se connecter. Voilà ce qui m'inquiète. Je
redoute que dans 10 ou 15 ans elle vienne me voir et me demande « Papa, où
étais-tu quand ils ont supprimé la liberté de la presse sur Internet ?
»@@
source
Et sur une note pour plus légère : Je suis un guss dans un
garage et vous ?